Le disque – sortie le 29 septembre 2011

Le jazzman a choisi de tomber le costume désormais étriqué de soliste (…). Un type capable de voir au-delà des formats pour s’inventer un futur qui ne fasse jamais table rase du passé. (…)
L’idée de base était la fanfare, un thème lié aux sons de mon enfance. Cet album était déjà dans ma tête il y a vingt ans. Je ne savais pas comment ni quand je le ferais. (…) Pour y parvenir, il va bénéficier du soutien d’un couple de mécènes, de l’association Pedron-Omry et de ses adhérents, du conseil général des Côtes-d’Armor, sans lesquels il lui aurait été impossible de s’embarquer dans l’aventure au long cours : une fanfare interprétée par 17 cuivres des plus solides, sa bande des cinq (Vincent Artaud, Laurent Coq, Chris de Pauw, Fabrice Moreau et Franck Agulhon), un chœur de 6 voix et, aux manettes Jean Lamoot, génial ingénieur du son, et un complice de ses vertes années, Ludovic Bource, à la genèse et à la direction artistique de ce projet, et producteur.
Des premières trames mélodiques captées sur son portable à l’enregistrement aux studios ICP de Bruxelles, le chemin est parsemé de questions : Comment imbriquer les pistes de fanfare dans la thématique de mon sextette sans tomber dans le collage ni sonner clichés ? Comment les assembler pour créer une histoire en continu ? (…) C’est Elise Dutartre, vidéaste et photographe, qui va lui souffler la bonne idée : scénariser le disque autour de la vie d’une majorette… La jeune fille à la baguette va devenir le personnage central de cette bande-son supersonique. Ce n’est pas comme un film. C’est tout l’inverse : il y a la musique et il faut imaginer les images. Neuf rêves ? Neuf cauchemars ? On pourrait parler d’album-concept. On dira que Pierrick Pedron, superlatif sur son biniou, signe là un disque manifestement majeur.
Photos Elise Dutartre










