La Presse

29 sep­tembre 2011  sortie de Cheerleaders

CHOC Jazzman Jazzmag

« Evénement » Télérama

« Indispensable » Jazz News (disque du mois)

« Elu » Citizen Jazz

Distinction Sojazz

et disque du jour sur TSF

La vie d’altiste

« Avant la paru­tion, le 29 sep­tembre, de son très attendu nouvel album pour le label ACT, Cheerleaders, retour sur la vie déjà bien rem­plie de Pierrick Pedron, saxo­pho­niste alto flam­boyant qui a su forcer avec cou­rage et intel­li­gence son destin de jazzman pur et dur pour affirmer sa nou­velle voix : celle d’un leader tota­le­ment décom­plexé. Invités spé­ciaux : Charlie Parker, Pink Floyd et… une majorette ! »

Interview pp. 16 à 21 – Pascal Anquetil, Jazz maga­zine Jazzman n° 629



L’Evénement Télérama

« Le disque de Pierrick Pedron surgit de façon com­plè­te­ment inat­tendue dans le pay­sage du jazz euro­péen. Arrivé à une splen­dide matu­rité, le saxo­pho­niste de jazz, chef d’orchestre et com­po­si­teur offre, avec sa suite orches­trale, la BO ima­gi­naire d’un film qui ferait bien d’exister. (…) Cette voix ins­tru­men­tale, pure et droite, sen­sible, frangée d’accents mélan­co­liques, on l’entend mixée à dis­tance. On pense à Beth Gibbons, de Portishead, sur Roseland NYC Live. Cheerleaders (lit­té­ra­le­ment, « celles qui ouvrent la voie aux saluts et accla­ma­tions ») se révèle féerie d’aujourd’hui, mise en espace gran­diose, fabri­quée avec le tissu de nos nos­tal­gies. Humour et émotion, sens du drame et amour de la beauté sonore telle qu’on peut la pro­duire en studio quand on a beau­coup de talent et les équi­pe­ments de pointe. (…) Tel est donc le géné­rique de cette oeuvre col­lec­tive où chacun a livré pro­fu­sion d’idées, Pierrick Pedron res­tant le met­teur en scène et inter­prète prin­cipal de ses com­po­si­tions. A pré­sent, à nous de jouer : écou­tons, fai­sons le noir en nous, déployons l’écran blanc et inven­tons à notre tour la cheer­leader qui défile dans un coin de notre tête. Nous sou­ri­rons, fré­mi­rons de joie, pleu­re­rons peu­têtre à l’écoute de ce dis­que magnifique.»

Michel CONTAT  Télérama 3220, 1er octobre


« On sait déjà que Pierrick Pedron a gagné son pari, celui de créer une musique dont le chant puis­sant et sin­gu­lier est mis au ser­vice d’une force col­lec­tive. Une musique qu’on res­sent sou­vent comme une décharge élec­trique ; on peut en mesurer la force dans une com­po­si­tion telle que Miss Falk’s Dog : poussé dans ses retran­che­ments par une ryth­mique d’acier, Pedron délivre un court chorus hyper mélo­dique avec un art de la conci­sion qui en dit long sur l’énergie qu’il sait ins­tiller dans chaque note.  (…) Mais atten­tion, Cheerleaders n’est pas à consi­dérer comme l’aboutissement d’un concept dont Omry n’aurait été que l’esquisse ; il en est le dépas­se­ment naturel, une nou­velle étape dans un che­mi­ne­ment qui semble bien loin d’aboutir. Une fois encore, il est ques­tion de la vie même [5], et c’est bien elle que Pierrick Pedron insuffle avec une grande sen­si­bi­lité dans ce nou­veau cha­pitre. Cheerleaders est un disque majeur, pro­ba­ble­ment un futur point de repère pour beau­coup de musi­ciens. Et un nou­veau défi pour Pierrick Pedron ! »

Denis DESASSIS  Citizen Jazz


« Toi qui entres ici en cares­sant l’espoir de t’offrir un bon petit disque de jazz, ortho­doxe et sans sur­prise, change de trot­toir : tu vas frôler la migraine. Et toi qui conserves che­villée à l’âme la convic­tion absolue selon laquelle Pierrick Pedron est le saxo­pho­niste alto dont le jazz contem­po­rain a besoin, avan­cetoi : nous t’ouvrons les bras. dans ces uni­vers a priori étanches – free rock et post bop, par exemple – qui mul­ti­plient ici les appa­rie­ments ; dans la science, exacte et liber­taire, d’une musique nourrie d’écriture rigo­riste et d’improvisation tout à la fois ; dans un patron enfin, com­po­si­teur et ins­tru­men­tiste, qui mise tout sur le rouge de l’inspiration en urgence, et qui dés­in­tègre de son simple souffle tout confor­misme. (…) Cheerleaders n’est pas un disque facile, mais pas aride non plus. Pierrick Pedron s’y impose comme meneur de revue, voire de troupe, et rompt défi­ni­ti­ve­ment avec le signe indien qui vou­lait limiter ses inter­ven­tions à celles d’un émérite soliste. Ici, l’intelligence et la sen­si­bi­lité sont dans un bateau, et per­sonne ne tombe à l’eau. Car, in fine, Cheerleaders est un grand disque. »

Christian Larrède


« Ce disque se dé­ve­loppe comme un film so­nore, avec ses tra­ve­lings su­blimes our­lés des so­no­ri­tés de gui­tare et de cla­viers, ses fon­dus en­chaî­nés en forme de trompe l’oreille, mais aussi ses cuts abrupts qui font bas­cu­ler la mu­sique d’un uni­vers à l’autre. Rêve de voix en­fan­tines, échos de fan­fares, riffs cin­glants et bat­te­ries lourdes, l’al­bum dé­file comme un mou­ve­ment d’orage, do­miné par le saxo­phone alto, tour à tour ly­rique et en­fié­vré, du lea­der. Epaulé par Laurent Coq et Vincent Ar­taud dans ses in­tui­tions mé­lo­diques, Pier­rick Pe­dron pro­pose avec Cheer­lea­ders un disque ré­so­lu­ment dif­fé­rent. Peu de nos jours offrent un tel voyage so­nore, loin des cli­chés, loin des rou­tines, osant dé­fri­cher et tra­cer leur route lit­té­ra­le­ment vers l’inédit. »

Vincent BESSIERES  Jazz News

Grandeur et déca­dence d’une majorette

« Concerto élec­trique pour un saxo­pho­niste pas­sion­nant, vrai, habité par le fan­tôme de Parker et les gui­tares de son enfance. Le genre de gars qui vous secoue sans cesse, à ne pas vou­loir choisir entre furie BeBop, énergie Rock et spleen quasi Baudelairien… C’est là, dans cette façon qu’a Pierrick Pedron de livrer son âme, qu’on sait avoir à faire à un disque majeur. Voilà. Est-ce bien rai­son­nable d’en écrire plus sans tomber dans l’extase bête et méchante, alors que chacun appri­voi­sera Cheerleaders à sa manière? Non. Vous l’écouterez, et on en cau­sera dans les com­men­taires, si vous n’avez pas juste l’envie de garder ça pour vous… Mais conseil d’ami: Ce disque là, il va fal­loir l’essayer, et le laisser vivre pen­dant longtemps. »

David KOPERHANT  TSF Jazz

Deux ans après « Omry », le cin­quième album de Pierrick Pédron « Cheerleaders »  pro­pose  une direc­tion musi­cale aux confins du rock avec une pro­duc­tion qui pri­vi­légie un véri­table son de groupe. Une belle unité sonore où le saxo­phone ne domine pas mais se mêle habi­le­ment aux autres ins­tru­ments, pro­po­sant une musique ori­gi­nale et nova­trice. Un album qui a divisé la rédac­tion des DNJ et qui nous prouve que le saxo­pho­niste breton sait prendre des risques, qu’il cherche, évolue, et ne repro­duit jamais le même disque.

Lionel Eskenazi – Les Dernières Nouvelles du jazz


« A 360°, l’uni­vers de Pier­rick Pe­dron ne cesse de s’en­ri­chir et de s’étof­fer. Avec son nou­vel album Cheer­lea­ders, le gé­nial saxo­pho­niste – par ailleurs un im­pres­sion­nant lea­der – signe un voyage d’une den­sité unique, jouant avec la tra­di­tion jazz mais lor­gnant vers le rock, la soul et tout un tas de ma­tières so­nores. Impressionnant. »

Qobuzz Magazine


Cheerleaders est le second album d’une for­ma­tion – ori­gi­nale, talen­tueuse, homo­gène -, réunie par Pierrick Pedron pour Omry. Le saxo­pho­niste en a com­posé l’essentiel des titres. Pour moi, c’est un album-photos, celui qu’on aurait pu décou­vrir dans le tiroir de la grand-mère de Pierrick Pedron. Cheerleaders, c’est un peu le kaléi­do­scope de toutes ces influences qui font Pierrick Pedron aujourd’hui, au tour­nant de la qua­ran­taine :  saxo­pho­niste accompli, com­po­si­teur talen­tueux, artiste émou­vant. Il y a bien un rêve dans Cheerleaders. Celui que Pierrick Pedron a porté jusqu’à  l’aboutissement de cet album magni­fique, et qu’il nous fait l’immense bon­heur de partager. »

JazzOcentre – La Pie blésoise


« Pierrick Pedron, le rêve devient réa­lité et la réa­lité un conte !

Le résultat est quasi proche de la réus­site totale. Conte extra­or­di­naire, fable magique ou épisode de Jules Vernes on ne sait pas très bien ou pla­quer toute cette musique déci­dé­ment incroyable et gran­diose. La course épique qu’on fait tous ces musi­ciens ensemble a fait surgir un décor musical unique avec à sa tête un mer­veilleux musi­cien qui a porté le rêve de son enfance jusqu’à la réa­lité. Bravo ! »

VLAD


« La pre­mière for­ma­tion du groupe bri­tan­nique King Crimson fai­sait entendre, en 1969, l’alliance entre les sono­rités déchi­rantes du saxo­pho­niste Ian McDonald et du gui­ta­riste Robert Fripp. Une ambiance simi­laire ouvre le nouvel album du saxo­pho­niste Pierrick Pédron, Cheerleaders, for­mi­dable recueil de neuf com­po­si­tions parfaites.

Ce début indique une partie de l’inspiration de Pédron, mais pas la seule piste empruntée par le musi­cien. Cheerleaders est un disque à l’ambition réussie, qui sus­cite de grandes émotions et des ima­gi­na­tions. Déjà dans le Top 10 des enre­gis­tre­ments mar­quants de l’année 2011. »

Sylvain Siclier – Le Monde


« Ce 5e album élaboré en col­lectif, a fait appel côté pro­duc­tion à l’ami d’antan, arran­geur de l’Imprudence d’Alain Bashung, Ludovic Bource. Le pia­niste Laurent Coq et le bas­siste Vincent Artaud, eux aussi com­plices de longue date, ren­forcent la cohé­sion de cet album dense et hors format. Quand la pom-pom girl n’est plus droite comme un i. »

Dominique Queillé – Libération


« C’est un ensemble intri­gant, et pour cou­ronner le tout, un album concept : une nuit dans la vie d’une majo­rette. Il sem­ble­rait d’ailleurs que ce fût une soirée agitée tant la musique passe du léger au roman­tique et des bal­lades aux explo­sions sonores lourdes et menaçantes. »

Bruce LINDSAY, All About Jazz


« Inventez votre propre film à partir ce cette musique, telle est la pro­po­si­tion que nous fait le com­po­si­teur, et mon ima­gi­na­tion est déjà en pleine ébul­li­tion. On frôle le chef-d’œuvre. »

Lance LIDDLE, blog Bebop Spoken Here



2009 : sortie d’Omry.

Dès jan­vier, Télérama salue Omry et Pierrick Pedron dans un numéro spé­cial (Les 100 rai­sons d’aimer 2009). Il est classé 36e raison d’aimer 2009, toutes caté­go­ries cultu­relles et artis­tiques confon­dues, sous le titre Bête de sax.

Michel Contat (Télérama) per­siste en février 2009 avec un nouvel article sur Omry :

« Du neuf dans le PJF (pay­sage jaz­zique fran­çais) : un disque réso­lu­ment jazz qui a les âpres séduc­tions du rock indé. Pierrick Pedron, après un album plutôt nova­teur dans la tra­di­tion, Classical Faces, puis un autre bien ancré dans le mains­tream actuel, Deep in a dream, enre­gistré à New York avec Mulgrew Miller et Lewis Nash, a attendu le temps qu’il faut pour retourner en studio avec un projet dif­fé­rent. Il s’est entouré d’un direc­teur artis­tique musi­cien, le pia­niste Eric Legnini, d’un gui­ta­riste encore inconnu mais remar­quable pour sa sobriété, Chris De Pauw, de son com­pa­gnon d’aventure le contre­bas­siste Vincent Artaud, solide au poste, et de deux bat­teurs, Franck Agulhon et Fabrice Moreau. Comme il n’arrivait pas à choisir, il les a pris tous les deux, pour leurs cou­leurs sonores dif­fé­rentes, en les superposant.

Et puis, sur­tout, il a emmené un pia­niste, Laurent Coq, qui est l’un des musi­ciens tren­te­naires les plus ori­gi­naux, har­mo­niste un peu étrange, aux rêve­ries angu­leuses. Coq l’a aidé à arranger des com­po­si­tions qui ne res­semblent pas aux thèmes habi­tuels du jazz, de telle sorte que sa voix au saxo­phone alto, mixée en retrait comme celle de Beth Gibbons chez Portishead, ou alors plus en avant, comme celle d’Oum Kalsoum, évoque le chant magique de ces femmes un peu sor­cières. Le pre­mier thème, “Mama Oum”, vous emporte tout de suite dans une autre dimen­sion, qui rap­pelle cepen­dant le psy­ché­dé­lisme du Pink Floyd qu’il a tant aimé.

Il y a dans Omry (ma vie, en arabe) le mariage réussi de deux tra­di­tions effer­ves­centes, celles du jazz et de la pop music. Pierrick Pedron, ayant atteint l’âge de la matu­rité heu­reuse, s’y révèle comme un soliste atta­chant qui a rompu les amarres avec Charlie Parker au profit d’un uni­vers sen­sible tout à fait per­sonnel. Un disque qui restera. »

Denis Desassis (Citizen Jazz) écrit, le 30 mars 2009 : « Omry est, en effet, une pépite de vrai bon­heur mélo­dique – cette mélodie qui est la trame de tout le disque et qui fas­cine tant Pierrick Pedron – pour laquelle il s’est entouré d’une équipe de choc, mani­fes­te­ment soudée au ciment de l’amitié. (…)
Mais si Omry repré­sente un chan­ge­ment, c’est dans la conti­nuité : celle de la quête d’un artiste très ouvert : il ne s’agit pas pour lui de “mar­quer un coup”, mais plutôt de raconter une nou­velle his­toire, son his­toire. (…) Et ce qui frappe, tout au long de ce périple, c’est l’évidence de la mélodie : cette musique chante – comme on chan­te­rait une bal­lade simple et émou­vante, avant d’aller cher­cher d’autres hau­teurs, celles d’une impro­vi­sa­tion ner­veuse et par­fai­te­ment contrôlée dans le temps. Ce mélange de jazz et de pop-music qui n’est du jazz ni de la pop-music, ou les deux à la fois sans jamais tomber dans le jazz-rock fade, mais qui est sur­tout beau­coup plus, c’est toute la force d’Omry ; un disque plein de vie qui trouve, il est essen­tiel de le rap­peler, l’une de ses sources d’inspiration dans un coup de foudre récent, il y a tout juste trois ans : celui de Pierrick Pedron pour Oum Kalthoum. L’une des longues et lentes mélo­pées de la diva égyp­tienne s’appelait d’ailleurs “Enta Omry” (“Tu es ma vie”).
On repense à ce qu’écrivait Sophie Chambon pour Citizen Jazz à propos de Deep In A Dream : “On fait silence : un silence admi­ratif qui suit une écoute atten­tive, sen­ti­men­tale, presque amou­reuse.” Et l’on se dit que la pro­po­si­tion est tout aussi valable pour Omry, disque auquel on s’attache très vite – l’adhésion est même ins­tan­tanée – et pour long­temps. En se deman­dant avec gour­man­dise à quoi pourra bien res­sem­bler la pro­chaine œuvre de Pierrick Pedron, sachant que celui-ci, qui fran­chit aujourd’hui un pas dans sa quête musi­cale, a d’abord besoin de jouer son Omry sur scène, de l’illustrer et de le déve­lopper, de le faire vivre avant d’imaginer quoi que ce soit d’autre. Lui qui cherche à offrir du jazz “une vision plus glo­bale” et à “asso­cier cette musique à d’autres styles” tient de toute façon dans son jeu des cartes maî­tresses, celles de notre enchantement. »

La presse est una­nime, de Jazzman au Monde, l’album est salué par toute la cri­tique (CHOC Jazzman, 4 clés Télérama, Must TSF Jazz). 300 per­sonnes acclament Omry à l’Alhambra, 800 à Nîmes, plu­sieurs cen­taines au Sunset à Paris au cours des quatre concerts qu’il y don­nera en mars et octobre 2009, et par­tout où il se pro­duit en France, en Algérie…

Omry est classé par Jazz Magazine-Jazzman de décembre parmi les quinze meilleurs albums de l’année. TSF jazz, dans ses Coups de cœur de l’année, l’élit Meilleur Album de jazz ins­tru­mental fran­çais, et le classe dans ses deux autres caté­go­ries parmi les trois élus (Meilleur Morceau à l’antenne — Mama Oum — et Meilleur Album de jazz 2009).