Biographie
Dix ans après avoir débuté le saxophone en Bretagne, où il est né, et avoir fait ses classes dans les bals populaires, Pierrick Pedron découvre le monde du jazz à l’âge de 16 ans en 1985. Il intègre le CIM (Centre d’information musicale) deux ans plus tard et participe à de nombreux projets funk, rhythm’n’ blues (Sinclair/Juan Rozoff…). Il fait ses premiers enregistrements en sideman avec, entre autres, Magik Malik en 1994 et 1995. Lauréat du Concours de La Défense en 1996 au sein de la formation Artaud/Blanchet, il poursuit ses expériences dans le cadre des Nuits blanches du Petit-Opportun (terreau de la nouvelle génération jazz parisienne – Trotignon, Témime…), Douzetet de Sax avec Lionel Belmondo et François Théberge, concerts avec Alain Jean-Marie. En 2000, il est à New York où il fait ses armes dans les clubs de jazz.
De retour en France, il enregistre son premier album, Cherokee (label Elabeth) avec Baptiste Trotignon, Vincent Artaud et Franck Agulhon. Choisi par Selmer en 2001 pour concevoir le nouveau saxophone alto « Référence », il lance simultanément son quartette, se produit avec Michel Graillier en duo et joue régulièrement avec les frères Belmondo. Passionné par la musique de Charlie Parker, il multiplie les collaborations avant de sortir, en 2004, sous le label Nocturne, de Yann Martin (avec qui il entame une longue collaboration), Classical Faces, en sextette, accompagné de Pierre de Bethmann, Magik Malik, Franck Agulhon, Thomas Savy et Vincent Artaud. Un disque d’émoi Jazz Magazine, le prix Charles-Cros, un must TSF, trois clés Télérama, remarqué par Jazzman comme l’un de ses 120 talents. Agnès Varda l’entend à la radio et choisit le titre “117” pour la sortie du coffret Agnès Varda – Cléo de 5 à 7, Daguerréotypes avec lequel elle illustre musicalement Trajet réel de Cléo dans Paris. Pascal Anquetil (responsable du Centre d’information du jazz à l’Irma) dira à propos de Classical Faces : « Il est dans le jeu d’un musicien quatre caractéristiques qui permettent de savoir très vite si on a affaire à un authentique jazzman et non pas à un exécutant plus ou moins habile qui récite à vive allure un discours hypertechnisé mais vide de sens et de nécessité. D’abord il y a ce que les Américains appellent le “time” (cette justesse irréfutable de la mise en place), puis le phrasé (l’art de donner un accent personnel à son jeu), ensuite la respiration (cette façon naturelle de “ventiler” la musique et de la faire vivre entre les notes) et, enfin, sans doute la qualité la plus importante et la plus difficile à trouver : le son. Cette griffe immédiatement identifiable est aussi ce qui donne à l’artiste la liberté de voler et d’explorer la musique plus loin, plus haut. Pas de doute, une seule écoute de cet album suffit à s’en convaincre, Pierrick Pedron répond à ces quatre critères et s’affirme d’emblée comme un magnifique saxophoniste et un compositeur inspiré. »
Pierrick Pedron apparaît au sein du Paris Jazz Big Band, également aux côtés du septette de Jacques Vidal (Simon Goubert, Manuel Rocheman, Eric Barret, Glenn Ferris…). Il est invité sur le dernier album de Gordon Beck, continue à se produire auprès de Magic Malik ou Charlier & Sourisse… En 2004, il participe au Festival de Marciac comme premier alto du Big Band de Wynton Marsalis qui l’a remarqué pour ses qualités de soliste. Fin 2005, il part à New York enregistrer un disque aux côtés de Mulgrew Miller, Lewis Nash (deux monstres du jazz outre-Atlantique) et le contrebassiste français Thomas Bramerie, Deep in a Dream, sorti en septembre 2006, pour lequel il se voit remettre par l’académie du Jazz les prix Django-Reinhardt (meilleur artiste de l’année) et Boris-Vian (meilleur album de l’année). L’album a aussi été récompensé par le CHOC Jazzman de l’année 2006 et le disque d’émoi Jazz Magazine de l’année 2006. Il a par ailleurs été nommé aux Victoires du jazz 2007 dans la catégorie Révélation, 4 étoiles dans Downbeat.
Pierrick fait environ 150 concerts autour de Deep in a dream et encore aujourd’hui, à Paris, dans toute la France, à l’étranger. Il est « élu » Créateur sans frontières par le ministère des Affaires étrangères en 2008 et se produit en Asie, notamment, avec Deep in a dream.
En 2009, il crée Omry et c’est le début de notre histoire…